• Les pourquoi de la mer (2)

    Pourquoi calcule-t-on la capacité d'un navire en 'tonneaux" ?

    Dans l'antiquité on assurait le transport du vin, de l'huile, en jarres et en amphores. Elles avaient une contenance uniforme et ainsi le nombre d'amphores embarquées permettait l'évaluer la capacité du chargement. L'amphore était l'unité usuelle de mesure de la capacité d'un navire. Seul problème : leur fragilité.
    Au Moyen Age, le tonneau de bois remplaca l'amphore. Il contenait surtout du vin, l'une des denrées essentielles des échanges maritimes. Les relations commerciales de ce type étaient surtout florissantes entre Bordeaux et l'Angleterre, c'est pourquoi le tonneau bordelais fut pris pour mesure de capacité. Les barriques de vin remplissaient entièrement la cale et constituaient ainsi la capacité que pouvait contenir le navire. "Tonneau" devint le terme courant de référence.

    Pourquoi calcule-t-on la vitesse d'un navire en "noeud" ?

    Inialement, on utIlisait un morceau de bois au bout d'une longue corde (le loch) que l'on lancait à la mer; on mesurait la longueur de corde déroulée pendant un temps déterminé (fort probablement la durée d'une prière ou d'une formule établie que l'on récitait) pour apprécier la vitesse du navire.
    A partir du XV siècle, on a ajouté des noeuds à intervalles réguliers sur la corde; il ne restait plus qu'à compter le nombre de noeuds déroulés pendant un temps donné, ce qui donnait le nombre de noeuds à l'heure.

    Pourquoi et comment est née l'assurance ?

    Les "Galées" (bateaux légers, maniables et destinés au cabotage), chargés de marchandises précieuses, faisaient l'objet de bien des convoitises; d'ou l'obligation (édictée par des ordonnances maritimes) pour ces navires de voyager de conserve par "seurté" (pour etre plus forts en cas d'attaque, et pour récupérer les biens et les hommes de l'autre galée si celle-ci venait à couler).
    Dans ce besoin de "seurté" naquit au XII siècle "asseurté", "assecuration", "asseurance", qui nous a donné "assurance". De la marchandise à tout ce qui composait la galée (jusqu'aux voiles, aux clous, et meme la paie sde l'équipage), tout était assuré.

    Pourquoi le "passe-port" n'est-il pas nommé "passe-douane" ?

    A la fin du XII siècle, un duc de Bretagne eut l'idée de monnayer sa protection et "vendant la sécurité aux marchands", moyennant une sorte de péage, destiné à l'entretien de la police des mers locales.Les nefs et les biens à leur bord se trouvaient "asseurés du droit de noblesse", à savoir protégés contre les corsaires, les hommes de guerre ou ... les naufrages provoqués oar les gens du littoral. Il était alors remis au navire une petite charte scellée appelée "bref" ou "brieux", qui prit rapidement le nom de "passe-port" et se généralisa à toutes les frontières, maritimes et terrestres.
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  • Commentaires

    1
    Mercredi 4 Mars 2009 à 11:46
    bonjour ,on en apprend tous les jours !passe une bonne journée biesmarine
    2
    Mercredi 4 Mars 2009 à 11:52
    Merci d'etre passée sur notre blog
    à bientot
    3
    Mercredi 4 Mars 2009 à 17:25
    Ben dis donc quelle culture maritime tu as, savais pas tout ça moi!!!!
    Bises et bonne soirée
    4
    Mercredi 4 Mars 2009 à 23:23
    Bonsoir,
    la culture elle me vient surtout de ce livre "Le pourquoi des choses"
    bonne soirée
    5
    Vendredi 27 Mars 2009 à 13:27
    Ouah ! génial ce blog. Même étant un peu "marin" j'y trouve mon bonheur d'y apprendre plein de choses.
     Un petit complément pour le "Noeud", qui correspond à 1 minute de latitude parcouru en 1 heure, soit 1,852 km/h ou 0,514 m/s, et grâce ou à cause de nos ami Anglais, les noeuds du "loch" étaient espacé de 47' (pouces) 3" (inches), et le sablier établit pour compter 28 " secondes de temps....bonne nav à bord de Grenadine...un nom féminin, comme tout les bateaux anglais, mais pourquoi ? as-tu une réponse ....
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